Durant ce mois d'avril, après la traversée de Chartreuse, je n'ai que très peu couru, entretenant un volume autour de 40 - 60 km par semaine selon l'envie. J'ai par ailleurs abondamment développé ma pratique de mouvement primal, et je perçois une réelle progression, tant sur le plan athlétique, de la mobilité, mais aussi du système nerveux autonome qui parvient beaucoup mieux à gérer la hauteur. C'est fou comment tout s'entraîne, même quelque chose d'aussi instinctif que d'avoir peur de mourir parce qu'on est très haut.
En parallèle, avec l'arrivée des beaux jours et la hausse des températures, j'ai repris l'exposition au chaud dans mon hammam Jolt. Au début timidement, puis de plus en plus franchement avec entre 4 et 5 sessions par semaine d'une durée de 15 - 18 min. Car si je n'ai pas vraiment de problème à gérer le froid, j'ai plutôt du mal avec le chaud, et je me dis qu'au plus vite je m'y prépare, au plus vite j'y suis adapté. J'ai senti une réelle évolution au fil des semaines dans ma capacité à tolérer le chaud, et même si je n'ai pas de donnée quantifiable à fournir, j'ai la conviction que cet entraînement me servira pour l'été, et à plus court terme, pour le projet Fontaine-Rémuzat.
Enfin, et c'est probablement le plus gros changement que j'ai opéré ces derniers mois : j'ai repris le jeûne intermittent depuis maintenant 6 semaines. C'est une pratique que j'avais expérimentée pendant près de 2 ans entre 2023 et début 2025, me rendant compte que je n'avais jamais vraiment faim au réveil, et que je mangeais plus par habitude. J'avais interrompu cette pratique début 2025, quelques mois après avoir repris un job d'ingénieur, car je sentais que mes besoins d'énergie n'étaient plus couverts. Je me sentais faible le matin, j'avais des dalles énormes dès 10h du matin, et je n'arrivais plus à me concentrer correctement, alors même que le matin est ma période privilégiée pour le deep work. Connaissant les dangers, et les causes du sur-entraînement, j'avais préféré lâcher l'affaire et reprendre des petits-déjeuners. Jusqu'à ce que je visionne courant mars, le documentaire Arte Le jeûne : enquête sur un phénomène. Ce fut une révélation et je pris conscience que mon corps était littéralement fait pour jeûner, et que l'en priver revenait à me priver d'un nombre incalculable de bienfaits parmi lesquels l'autophagie cellulaire via l'activation de la filière AMPK. J'ai donc décidé de reprendre, mais en ne répétant pas les mêmes erreurs, à savoir jeûne ≠ manger moins. Juste manger la même chose sur des fenêtres de temps plus resserrées. Les premières semaines furent difficiles mais je vis rapidement que mon niveau d'énergie était globalement bien plus élevé, et que mon envie de manger le matin diminuait de jour en jour. Ce que j'ai fait en gros, c'est que j'ai déplacé mon petit déj vers le goûter, autour de 15 - 16h (je ne prenais pas de goûter avant). Donc je mange exactement les mêmes choses qu'avant, mais j'observe une fenêtre de jeûne d'entre 14 et 16h tous les jours. Cela fait une différence majeure en terme de récupération, j'en suis désormais convaincu par la pratique. Je reviendrai sur la pratique du jeûne intermittent plus en profondeur dans un prochain article, car il y a tellement de choses à raconter sur le sujet !
